MAFATE CHIKUNGUNYA SOS

samedi, avril 15, 2006

AU SECOURS !!! 91 % !!!

Le décompte exhaustif des patients confirme la catastrophe sanitaire pour Mafate :

Orangers = 81 patients / 89 hab
Lataniers = 42 patients / 44 hab
Roche Plate = 72 patients / 80 hab

Soit 195 patients sur 213 hab = 91%

1 gramoun des Orangers et 1 nouveau né des Lataniers sont morts début mars, sans que nous puissions rien affirmer sur le rôle du Chikungunya. Notre nouvelle maman de Roche Plate, infectée pendant sa grossesse, vient d'accoucher et est rentrée chez elle hier avec son nouveau né, nous sommes très inquiets pour ce petit. Que Dieu le protège !!!

10 patients ont été recensés dans l'ensemble des autres îlets de Mafate, dont 3 cas nous inquiètent car probablement non importés. Nous faisant craindre le pire.

Le cap des 200 patients est franchi. Taux d'infection moyen Mafate = 30%

Les chantiers de déblayage des ordures avancent à un rythme inadapté. La feuille de route n'est pas respectée. Nous sommes le 15 avril, dead line annoncée. Le retard sera de plusieurs semaines. Nous n'avons pas été écoutés en demandant que tous les moyens soient concentrés sur les Orangers, les Lataniers et Roche Plate, pour un déblayage express. Nous n'avons pas été écoutés en prévenant que la pire stratégie était de disséminer les chantiers de déblayage avec des moyens insuffisants, qui interdisent que les décharges des îlets les plus exposés soient déblayées en temps utile.

On pourra arguer maintenant que pour les Orangers, Lataniers, Roche Plate, il ne serait plus urgent que les habitants cessent de vivre dans les ordures, qu'il est trop tard, et que les 17 derniers habitants indemnes seront de toute façon infectés d'ici quelques jours.On pourra toujours se dire pour les autres îlets qu'après tout il ne s'agit que de mafatais ou encore que ça coûte trop cher pour des "petites gens sans éducation et sans pouvoir".

Nous voyons s'abattre sur Mafate une ombre gigantesque, lourde et funeste, une ombre droite et fière, infligée par l'aveuglement entêté de "gens respectables", dont il est triste que l'éducation et les pouvoirs aient conduit à une telle posture.

Pire ! Tout cela malgré les différentes aides et les interventions du Gouvernement, dont nous savons l'intérêt et la vigilance pour notre situation depuis que nous lui avons donné une lisibilité. Mais le poids des habitudes locales est bien trop lourd, y compris face aux volontés du Gouvernement.

La République est méprisée par ses serviteurs anonymes, et les plus faibles payent l'addition.

Nous pressentons une catastrophe. Que de risques !!! Que de risques insensés !!! Quel gâchis !

Nous avons alerté, informé, averti. Nous allons continuer.

Pour protéger les îlets encore peu touchés.
Pour prévenir les réinfections dans les îlets déjà endémiques. Car nous ne connaissons pas l'impact de nouveaux inoculum de virus ni la qualité de l'immunité acquise chez les patients.
Pour éviter que Mafate ne devienne une fable : un petit paradis de France et d'Europe transformé en enfer par mépris et négligence.

mercredi, avril 12, 2006

+ 9 jours, + 9 patients


Bonjour, bilan du CHIK à Mafate :

119 patients (750 habitants)
Le CHIK continue de progresser côté Saint Paul :
+ 2 enfants aux Lataniers
+ 2 enfants à Roche Plate

Le CHIK hésite côte La Possession :
+ 1er cas à Cayenne
+ 2 cas importés à Grand Place les Hauts
+ 2 cas importés à Marla

Nous sommes très inquiets de la situation aux Orangers, Lataniers, Roche Plate, zone endémique, où le taux d'infection dépasse le 1/3 de la population et les nouveaux cas concernent essentiellement les enfants.
Nous ne sommes pas rassurés par l'apparition du CHIK dans de nouveaux îlets (Marla, Grand Place Les Hauts, Cayenne)
Nous sommes très surpris par la différence épidémiologique entre les 2 côtés de Mafate, non sans oublier les différents retards de prévention qui ont accablé les îlets de la commune de Saint Paul.

Les nouvelles positives :

Nous pouvons dire aujourd'hui que tous les îlets de Mafate sont pourvus en répulsifs en quantité suffisante et en moustiquaires pour les sujets vulnérables. Nous en remercions le Conseil Général et le Gouvernement.

Les décharges d'ordures sont en cours de traitement, à un rythme trop lent, qui laisse augurer d'une durée des opérations de plusieurs semaines, nous continuons de penser que la seule stratégie logique eu égard aux enjeux épidémiologiques est de privilégier les chantiers des Lataniers, Orangers, Roche Plate, pour un traitement express de leurs décharges.

L'ensemble des Associations de Mafate remercient Madame la Ministre de l'Environnement et du Développement Durable Nelly OLIN pour sa récente visite à Mafate, où elle a été cordialement reçue et pendant laquelle les habitants d'Aurère et elle-même ont pu échanger sur les défis environnementaux et les perspectives d'avenir du Cirque de Mafate et du Parc National des Hauts, sur la crise du Tourisme qui touche Mafate et sur l'intrication des enjeux de santé publique et environnementaux.

Madame la Ministre a confirmé l'engagement et la volonté du Gouvernement dans le règlement à court terme du déblayage des décharges d'ordures et du traitement pérenne des déchets et a rappelé les collectivités à leurs responsabilités.

Nous restons donc vigilants sur tous ces points. Nous continuons de demander à ce que l'opération de déblayage des ordures soit optimisée au maximum et d'abord orientée sur les îlets les plus touchés par la maladie.
Nous rappelons que cette crise est révélatrice de notre extrême vulnérabilité politique et nous en appelons à toutes les volontés pour nous aider à préparer l'avenir à Mafate, pour La Réunion.

Nous témoignons à tous nos concitoyens du littoral durement touchés par la maladie toute notre affection et notre solidarité.

lundi, avril 03, 2006

15 jours et 20 patients plus tard

110 patients recensés, sur 750 habitants
106 patients recensés sur 300 habitans aux Orangers, Lataniers, Roche Plate, soit plus d'un habitant sur trois.
les familles des Orangers, Lataniers et Roche Plate n'ont pas eu accès aux répulsifs et moustiquaires.
11 décharges d'ordures (voir les photos plus bas) encore en vie.

nous demandons assistance juridique en vue de porter plainte contre X pour non assistance à personnes en danger.

nous demandons :
approvisionnement des familles des Orangers Lataniers et Roche Plate en moustiquaires et répulsifs sous 48 heures
déblayage complet des décharges d'ordures des Orangers Lataniers et Roche Plate sous 96 heures
déblayage complet des décharges d'ordures d' Aurère, Cayenne, Malheur, Grand Place, Grand Place les Hauts, Bourse, La Nouvelle, Marla, sous 15 jours
mise en place des moyens prévus pour le traitement pérenne des déchets dès la fin des opérations de déblayage

nous organisons les journées d'initiative citoyenne consacrées à l'état des lieux de la gestion des territoires de Mafate les 06,07 et 08 mai à Ilet à Bourse, pour les politiques, juristes et medias de l'Ile

dimanche, mars 19, 2006

Ecrire à SOS MAFATE

CHIKUNGUNYA.NET = Le SITE de l' EPIDEMIE

Adhérer et agir pour AVEC, ASSOCIATION DES VICTIMES DU CHIKUNGUNYA

APPEL du 19 mars à la SOLIDARITE NATIONALE et Photos DECHARGES

Les Associations de Mafate lancent un appel à la Solidarité Nationale.Nous vivons sur le territoire du Cirque de Mafate, territoire montagneux, enclavé et escarpé, sur les hauteurs de l’île de La Réunion, France, Océan Indien.
Nous sommes 750 habitants dont 200 enfants et 100 adultes fragiles, répartis sur 10 îlets situés de 300 à 1200 m d’altitude, cernés par des falaises de plus de 2000 m alt, nous sommes pour la majorité à 4 à 6 heures de marche des routes carrossables.




Nous sommes administrés par les communes de Saint Paul et La Possession, soutenues par le Comité Consultatif de Mafate présidé par notre Préfet.
Notre territoire est l’un des sites naturels parmi les plus prestigieux au monde, nous nous battons jours après jours pour y maintenir la vie dans des conditions extrêmes et faire profiter La Réunion de l’attrait touristique stratégique de notre site. Nous accueillons environ 30 000 touristes chaque année dans ce paradis de la randonnée, au bénéfice de toute la région.



Depuis plusieurs semaines, l’épidémie de Chikungunya qui sévit sur l’île, a contaminé le Cirque de Mafate, en dépit d’un micro-climat défavorable au vecteur de la maladie.

92 patients victimes du Chikungunya ont été recensés à ce jour, à un rythme actuel de 5 nouveaux patients environ par semaine, dont une majorité sur la rive Saint Paul.

Une personne âgée et un nouveau né sont morts, sans que l’on puisse affirmer ou infirmer le rôle du Chikungunya. Montrant s’il en est besoin que nous avons des sujets vulnérables à protéger, ici comme ailleurs.



Nous avons besoin de vous. Pourquoi ?



photos : Thomas Turillon











Nous vivons à proximité de décharges d’ordures à ciel ouvert, favorisant l’expansion du virus.Ces décharges d’ordures à ciel ouvert accumulées depuis des années au mépris des habitants et des touristes sont des dangers sanitaires et environnementaux identifiés de longue date, qui compromettent de surcroît un peu plus l’avenir touristique et économique de la région.



















photos : Thomas Turillon






Proches des écoles. La cours de récré est à droite de la photo.











photos : Thomas Turillon





Proches des gîtes et relais de montagne










photos : Thomas Turillon







Toujours et forcément proches des lieux de vie ou des lieux de passage.
Et des dispensaires, celui ci se cache derrière le petit pré à gauche




photos : Thomas Turillon







Des sentiers contaminés ont dûs étre fermés faute de zones de stockage assez discrète.




photos : Thomas Turillon




Combien de drames, de séquelles faudra-t-il pour être écoutés ?

Combien de sentiers de randonnée faudra-t-il fermer, combien de touristes en moins faudra t il compter pour La Réunion ?

Malgré l’expansion du Chikungunya dans Mafate, malgré que l’avenir de 200 enfants et 100 adultes fragiles encore en vie en dépende, malgré nos alertes inlassables, les décharges d'ordures continuent de fleurir et faire le lit idéal du Chikungunya dans tous les îlets. Sans que rien ne se passe. Reconnaissant le danger comme tel, les collectivités compétentes nous ont d’abord annoncé que le déblayage des décharges commenceraient début mars puis que finalement ce n’était plus une priorité et enfin que de toute façon ça durerait des mois .

STOP !!!

Vous pouvez nous aider.

Nous ne sommes pas entendus localement et donc nous ne sommes pas entendus du tout.
Nous savons que les aides de la France et de l’Europe permettent à La Réunion de nous porter assistance efficacement, comme ils doivent permettre en temps habituel de faire respecter les lois sur la continuité territoriale et le développement économique des zones enclavées.

Mais nous n’avons aucun pouvoir politique ni aucun contrôle sur la répartition et l’utilisation de ces budgets, situation qu'il nous faudra corriger un jour.
Nous ne sommes pas respectés. Pourtant nous faisons vivre le tourisme à La Réunion et nous en sommes fiers, au prix de conditions de vie extrêmes et sans demander notre reste.

Nous en appelons au soutien de la Communauté Nationale.

Pour éviter le pire et redonner rapidement à ce joyau de France et d'Europe sa dignité.

Notre premier objectif est de nous protéger efficacement.

Nous demandons à ce que toutes les volontés, associatives, politiques, citoyennes, média, de France et d’Europe fassent ce qui est en leur pouvoir, pour nous aider à obtenir une opération de déblayage massif des ordures par une force d’intervention, militaire, environnementale, associative, d’initiative citoyenne, gouvernementale ou départementale. Nous savons que c'est possible, l'ancienne décharge d'Aurère fut déblayée en moins de 24 heures pour préparer la visite de notre ministre de l’Outremer Monsieur François Baroin en 2005. Et cela peut se faire très vite.

Nous participerons à cette opération, en mobilisant nos gîtes, nos couverts, nos bras, dans chaque îlet.

Nous demandons à ce que le plan de traitement pérenne des déchets prévu depuis plusieurs mois soit effectif dès la fin du déblayage de ces décharges, pour éviter qu’elles se reconstituent.

Nous remercions le Gouvernement et le Conseil Général pour leur action énergique dans la prévention de risques sur lesquels nous avons alerté récemment, et nous restons extrêmement vigilants sur ces risques (risques de pénuries d’antalgiques et de moyens préventifs pour les habitants les plus vulnérables, liés à l'isolement du Cirque de Mafate; risques de pressions psychologiques sur les témoins privilégiés de la crise sanitaire de Mafate).

Nous appelons tous les juristes, seniors, juniors, intéressés par notre situation à participer à une task force juridique pour préparer l’avenir.














Nous vous remercions pour votre aide.

Diffusez le plus largement possible ce communiqué et l'adresse de notre blog. Nous sommes à a recherche d'étudiants pour faire traduire ce texte dans toutes les langues européennes.

Nous serons très heureux de vous accueillir dans nos îlets et de vous faire découvrir Mafate lorsque votre sécurité y sera de nouveau assurée et que dignité sera retrouvée.




Nous tenons à témoigner à tous nos concitoyens du littoral durement touchés par la maladie toute notre affection et notre solidarité.

Nous ne demandons pas un traitement privilégié, nous alertons pour éviter que la situation ne continue de s’aggraver à Mafate par négligence de risques identifiés de longue date.



Ecrire a SOS MAFATE

92 patients recensés à Mafate, 5 nouveaux cas par semaine environ, la majorité côté Saint Paul.
Les répulsifs et les moustiquaires arrivent pour les tout petits et les personnes fragiles.
Nous pédalons allègrement dans les ordures.
Photos des décharges d'ordures dans l'Appel à la Solidarité Nationale ci dessous.

CHIKUNGUNYA.NET = Le site de l'épidémie

Adhérer et agir pour l'Associations des Victimes du Chikungunya

mercredi, mars 15, 2006

APPEL SOLIDARITE NATIONALE ET PHOTOS DECHARGES

Les Associations de Mafate lancent un appel à la Solidarité Nationale.Nous vivons sur le territoire du Cirque de Mafate, territoire montagneux, enclavé et escarpé, sur les hauteurs de l’île de La Réunion, France, Océan Indien.
Nous sommes 750 habitants dont 200 enfants et 100 adultes fragiles, répartis sur 10 îlets situés de 300 à 1200 m d’altitude, cernés par des falaises de plus de 2000 m alt, nous sommes pour la majorité à 4 à 6 heures de marche des routes carrossables.



Nous sommes administrés par les communes de Saint Paul et La Possession, soutenues par Comité Consultatif de Mafate présidé par notre Préfet.
Notre territoire est l’un des sites naturels parmi les plus prestigieux au monde, nous nous battons jours après jours pour y maintenir la vie dans des conditions extrêmes et faire profiter La Réunion de l’attrait touristique stratégique de notre site. Nous accueillons environ 30 000 touristes chaque année dans ce paradis de la randonnée.



Depuis plusieurs semaines, l’épidémie de Chikungunya qui sévit sur l’île, a contaminé le Cirque de Mafate, en dépit d’un micro-climat défavorable au vecteur de la maladie.

87 patients victimes du Chikungunya ont été recensés à ce jour (92 le 18 mars), soit 5 de plus environ par semaine.

Une personne âgée et un nouveau né sont morts, sans que l’on puisse affirmer ou infirmer le rôle du Chikungunya. Montrant s’il en est besoin que nous avons des sujets vulnérables à protéger, ici comme ailleurs.


Nous avons besoin de vous. Pourquoi ?


photos : Thomas Turillon











Nous vivons à proximité de décharges d’ordures à ciel ouvert, favorisant l’expansion du virus.Ces décharges d’ordures à ciel ouvert accumulées depuis des années au mépris des habitants et des touristes sont des dangers sanitaires et environnementaux identifiés de longue date, qui compromettent de surcroît un peu plus l’avenir touristique et économique de la région.



















photos : Thomas Turillon






Proches des écoles. La cours de récré est à droite de la photo.











photo : Thomas Turillon





Proches des gîtes et relais de montagne











photos : Thomas Turillon







Toujours et forcément proches des lieux de vie ou des lieux de passage.
Et des dispensaires, celui ci se cache derrière le petit pré à gauche








photos : Thomas Turillon






Des sentiers contaminés ont dûs étre fermés faute de zones de stockage assez discrète.













photos : Thomas Turillon




Combien de drames, de séquelles faudra-t-il pour être écoutés ?

Combien de sentiers de randonnée faudra-t-il fermer, combien de touristes en moins faudra t il compter pour La Réunion ?

Malgré l’expansion du Chikungunya dans Mafate, malgré que l’avenir de 200 enfants et 100 adultes fragiles encore en vie en dépende, malgré nos alertes inlassables, les décharges d'ordures continuent de fleurir et faire le lit idéal du Chikungunya dans tous les îlets. Sans que rien ne se passe. Reconnaissant le danger comme tel, les collectivités compétentes nous ont d’abord annoncé que le déblayage des décharges commenceraient début mars puis que finalement ce n’était plus une priorité et ça durerait de toute façon des mois .

STOP !!!

Vous pouvez nous aider.

Nous ne sommes pas entendus localement et donc nous ne sommes pas entendus du tout.
Nous savons que les aides de la France et de l’Europe permettent à La Réunion de nous porter assistance efficacement, comme ils doivent permettre en temps habituel de faire respecter les lois sur la continuité territoriale et le développement économique des zones enclavées.

Mais nous n’avons aucun pouvoir politique ni aucun contrôle sur la répartition et l’utilisation de ces budgets, situation qu'il nous faudra corriger un jour.
Nous ne sommes pas respectés. Pourtant nous faisons vivre le tourisme à La Réunion et nous en sommes fiers, au prix de conditions de vie extrêmes et sans demander notre reste.

Nous en appelons au soutien de la Communauté Nationale.

Pour éviter le pire et redonner rapidement à ce joyau de France et d'Europe sa dignité.

Notre premier objectif est de nous protéger efficacement.

Nous demandons à ce que toutes les volontés, associatives, politiques, citoyennes, média, de France et d’Europe fassent ce qui est en leur pouvoir, pour nous aider à obtenir une opération de déblayage massif des ordures par une force d’intervention, militaire, environnementale, associative, d’initiative citoyenne, gouvernementale ou départementale. Nous savons que c'est possible, l'ancienne décharge fut déblayée en moins de 24 heures pour préparer la visite de notre ministre de l’Outremer Monsieur François Baroin en 2005. Et cela peut se faire très vite.

Nous participerons à cette opération, en mobilisant nos gîtes, nos couverts, nos bras, dans chaque îlet.

Nous demandons à ce que le plan de traitement pérenne des déchets prévu depuis plusieurs mois soit effectif dès la fin du déblayage de ces décharges, pour éviter qu’elles se reconstituent.

Nous remercions le Gouvernement et le Conseil Général pour leur action énergique dans la prévention de risques sur lesquels nous avons alerté récemment, et nous restons extrêmement vigilants sur ces risques (risques de pénuries d’antalgiques et de moyens préventifs pour les habitants les plus vulnérables, liés à l'isolement du Cirque de Mafate; risques de pressions psychologiques sur les témoins privilégiés de la crise sanitaire de Mafate).

Nous appelons tous les juristes, seniors, juniors, intéressés par notre situation à participer à une task force juridique pour préparer l’avenir.














Nous vous remercions pour votre aide.

Diffusez le plus largement possible ce communiqué et l'adresse de notre blog.

Nous serons très heureux de vous accueillir dans nos îlets et de vous faire découvrir Mafate lorsque votre sécurité y sera de nouveau assurée et que dignité sera retrouvée.

Nous tenons à témoigner à tous nos concitoyens du littoral durement touchés par la maladie toute notre affection et notre solidarité.


Nous ne demandons pas un traitement privilégié, nous alertons pour éviter que la situation ne continue de s’aggraver à Mafate par négligence de risques identifiés de longue date.








dimanche, mars 12, 2006

Requiem


Mafate est endeuillé, sous le choc, consterné.
Deux de nos familles sont frappées par la mort coup sur coup.

Nos deux défunts sont un nouveau né, enterré vendredi aux Lataniers, et un ancien, enterré samedi aux Orangers.
Qu'ils reposent en paix. Nous remercions tous les habitants de Mafate pour les nombreux témoignages de solidarité qui se sont exprimés en ces jours de catastrophe.

Nous reprenons notre journal et notre action le coeur lourd et l'âme triste.

Nous n'avons aucun élément à notre disposition pour pouvoir affirmer ou infirmer le rôle du Chinkungunya dans les deux décès. Nous constatons qu'ils concernent les 2 profils de patients les plus vulnérables au virus (un nouveau né, un sujet âgé et fragile) et des familles vivant dans les îlets les plus touchés par la maladie, sur le versant de la commune de Saint Paul, Lataniers et Orangers. Toujours sur ce versant, à Roche Plate précisément, une femme enceinte a été victime du Chikungunya et doit accouché bientôt.

Après 4 jours d'isolement total dû aux intempéries, la mission sanitaire a pu reprendre :
87 victimes du Chikungunya dans Mafate, soit 20 patients de plus en une semaine.

3 îlets restent indemnes : Bourse, La Nouvelle et Marla. Pour combien de temps encore ?

En dépit de nos alertes répétées, les décharges d'ordures continuent de faire le lit idéal du Chikungunya dans tous les îlets. Sans que rien ne se passe. Il nous a été successivement annoncé par des voies plus ou moins officielles, que 1) le déblayage des décharges commencera le 06 mars 2006 2) un calendrier nous sera transmis dans la semaine du 06 mars 2006 3) ce n’est plus une priorité 4) et ça durera de toute façon des mois.

Il reste à Mafate quelques 600 habitants à infecter, dont 150 à 200 enfants et une centaine d'adultes fragiles.
Nous sommes très mal partis au rythme où vont les choses, l'épidémie étant décalée par rapport au littoral.
Nous redisons que le plan de déblayage est inadapté à la situation et discrédité avant l'heure.
Nous ne comprenons pas la stratégie de gestion de cette crise sanitaire à Mafate, qui ne s'attaque pas au lit et au tendon d'achille du virus, les décharges proches de nos habitations. Pourquoi persister à nous exposer à de tels dangers évitables.
Nous demandons depuis 3 semaines un plan de déblayage massif et immédiat des ordures, pour que cesse l'extension du virus dans Mafate, avant que les autres habitants les plus fragiles ne soient menaçés.
Nous remercions les medias pour leur énergie à démontrer à toute La Réunion pourquoi il n'y a pas d'autres choix. Nous remercions nos conseillers juridiques pour leur intérêt et leur aide précieuse.

Nous devons arriver à faire déblayer ces décharges immédiatement.
Et vous pouvez nous aider. Diffusez le plus largement possible l'adresse de notre blog autour de vous.
Aidez nous. Merci. Bon courage à toutes les familles du littoral.

Nous remercions tous les internautes pour leurs encouragements et leurs messages de sympathie.

mercredi, mars 08, 2006

Triste Journal

Mafate est en deuil.
Un nouveau né d'une de nos familles est décédé aujourd'hui à l'hôpital.
Nous reprendrons nos messages à partir de vendredi.
Merci.